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LE SALON OSIANE PLANCHE SUR LA POLLUTION ELECTRONIQUE

LE SALON OSIANE PLANCHE SUR LA POLLUTION ELECTRONIQUE

Fléau silencieux, la pollution due aux déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) a été au cœur d’un atelier organisé le 3 juin à Brazzaville, à l’occasion du 10ème Salon OSIANE, consacré au numérique. Les acteurs du secteur ont appelé à une prise de conscience collective, notamment au niveau des entreprises productrices de ces déchets.

Les équipements électriques et électroniques tels que téléphones, machines à laver, micro-ondes, réfrigérateurs, ordinateurs, tablettes ou routeurs, omniprésents dans nos vies, ont une durée de vie limitée. Mais que deviennent ces appareils lorsqu’ils arrivent en fin de cycle ?

À l’échelle individuelle, familiale ou d’entreprise, une quantité importante de déchets électroniques s’accumule sans être gérée conformément aux normes environnementales. Tandis que les particuliers les laissent souvent traîner dans un coin, les entreprises stockent de grandes quantités d’ordinateurs obsolètes dans des entrepôts. Cette situation représente un réel danger pour la santé publique et l’environnement.

Lors d’un atelier animé dans le cadre de la 10ᵉ édition du salon OSIANE, Charles Poaty, directeur général de la société Batelec, a tiré la sonnette d’alarme. Il a insisté sur les risques liés au stockage non réglementé des déchets électroniques et appelé à une prise de conscience collective afin d’éviter que ce problème ne devienne un fléau majeur.

Selon lui, les principaux pollueurs, notamment les grandes entreprises comme TotalEnergies, les opérateurs de téléphonie mobile et les administrations publiques, doivent assumer leurs responsabilités. Il est urgent de mobiliser des budgets conséquents pour la collecte et le traitement appropriés de ces déchets.

Pour l’instant, Batelec exploite son expertise locale pour collecter, trier et exporter ces déchets vers des unités européennes spécialisées dans leur destruction conforme. Ces entreprises profitent de la Convention de Bâle de 1989 qui condamne la pratique du mauvais stockage des DEEE. L’entreprise congolaise valorise également certains éléments récupérables, délivrant un certificat de valorisation pour garantir une gestion responsable.

Toutefois, la prise en charge de ces opérations reste coûteuse. Charles Poaty suggère que le gouvernement pourrait encourager les initiatives environnementales en allégeant les impôts des entreprises engagées dans de telles démarches.

En parallèle, Samuele Barrili, expert américain reconnu dans le traitement des déchets électroniques et auteur de l’ouvrage « The Waste Alchemy », a partagé son expérience en présentant des unités de destruction installées par son entreprise au Kenya et en Angola, offrant des solutions concrètes à ce défi.

Une plateforme comprenant les acteurs du secteur devrait être mise en place dans le but d’élaborer une stratégie nationale permettant de s’attaquer à ce fléau.

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Jude NGOUELA

1- Les Diables rouges grappent leur tout premier point à la suite du match nul 1-1 face au Cameroun. 2- L'ambassade des Etats-Unis a organisé une cérémonie de présentation de nouveaux membres de son équipe, dont le chef de département Relations publics et médias.  3- Brazzaville fait face à une vague de pénuries des produits pétroliers. MATIERES PREMIRES (30.09.26) : Baril du pétrole à 105 dollars - Once d'or à 4.173 dollars - Café à 4.151F CFA - Cacao à 1200F CFA.

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