ECHANGE DIRECT ET FRANC ENTRE RODRIGUE MALANDA-SAMBA ET LA DIASPORA A PARIS !
Plus de 500 membres de la diaspora congolaise venus de différentes villes françaises ont échangé, le 13 septembre à Paris, avec le conseiller politique du Chef de l’État, le député Rodrigue Malanda-Samba, dans le cadre d’une rencontre citoyenne, organisée au palais des glaces.
L’échange a été direct et franc, et toutes les questions ont été abordées. Concernant, par exemple, le retour au pays des opposants ou combattants très virulents et irréductibles à l’égard de Brazzaville, M. Malanda-Samba a tenu à rassurer ses interlocuteurs. « Je peux vous dire que les autorités ne demandent qu’à vous voir rentrer chez vous, et personne n’ira en prison pour cela. Maintenant, s’il y a un Congolais de la diaspora qui a des difficultés pour rentrer chez lui, je m’engage à lui porter protection, et je l’ai déjà fait », a-t-il indiqué.
Et lorsqu’on lui demande s’il était possible que le gouvernement prenne une loi pour amnistier tous les combattants, Rodrigue Malanda-Samba, a répondu sans détours. « Je ne sais pas s’il y a encore des gens dans cette situation, parce que j’en vois nombreux à Brazzaville qui vont et reviennent ici à Paris, sans s’inquiéter », a-t-il affirmé.
Pour le conseiller politique du chef de l’Etat et député de Mbandza Ndounga, dans le Pool, il est temps de faire l’unité et de construire ensemble le pays. La division inutile retarde l’avancée du pays. Il a souhaité que les membres de la diaspora contribue au développement du Congo.
S’agissant du vote des Congolais de la diaspora, Rodrigue Malanda-Samba a, une fois de plus, été clair face à ses compatriotes. « Pour la prochaine élection présidentielle, je ne peux pas vous rassurer, il est trop tard déjà. Mais, nous travaillons afin que vous n’ayez pas seulement le droit de vote, mais que vous ayez aussi au moins deux députés à vous », a-t-il déclaré sous une salve d’applaudissements.
Au cours de ces échanges, aucune question n’a été déviée. Elles sont d’ailleurs venues de partout. L’eau, l’électricité, l’école, la gouvernance économique, l’insécurité avec les bébés noirs, la question de l’emploi des jeunes,… tout a été abordé. Les membres de la diaspora ont même souhaité que le prix du billet Brazzaville-Paris-Brazzaville soit baissé sur les vols Air France.
C’est pour la deuxième fois que le conseiller politique du président Denis Sassou N’Guesso organise une rencontre citoyenne avec les membres de la diaspora en France. « Il est très courageux, il faut le féliciter. La première fois, il n’y avait pas assez de monde. Aujourd’hui, nous sommes plus nombreux, la salle est pleine. Nous l’encourageons à poursuivre cette initiative », a témoigné Le Ngo de Loulombo, un membre de la diaspora, très connu.
En réalité, les participants à cette rencontre sont venus transmettre leurs doléances au chef de l’État, par devers celui « qui souffle à son oreille », gardant espoir qu’à son tour, il transmettra « tout ce que nous lui avons dit » au président de la République.
Le conseiller Rodrigue Malanda-Samba a promis de mettre un comité de quelque deux personnes pour suivre les recommandations issues de cette rencontre, notamment les différents dossiers soulevés par les membres de la diaspora. Cependant, il a insisté sur le rôle de l’ambassade qui est le point focal de Brazzaville, la maison commune, que chaque membre de la diaspora doit fréquenter.
La rencontre citoyenne s’est déroulée dans la plus grande discipline. Aucun incident n’a été signalé. Au contraire, les membres de la diaspora ont partagé une collation avec M. Malanda-Samba, à la fin de la manifestation.