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BIENTOT UNE ENIEME CONCERTATION POLITIQUE A DJAMBALA !

BIENTOT UNE ENIEME CONCERTATION POLITIQUE A DJAMBALA !

Après la concertation politique de Madingou en novembre 2020 (notre photo) pour préparer l’élection présidentielle de mars 2021, les acteurs congolais vont à nouveau se retrouver début février à Djambala dans les Plateaux pour se mettre d’accord sur les conditions de préparation de la présidentielle du 15 mars 2026.

Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation Raymond Zéphirin Mboulou a fait cette annonce le 29 janvier à Djambala, à l’occasion de la conférence des préfets. La concertation va réunir les acteurs politiques et ceux de la société civile pour dialoguer sur la tenue de cette élection.

En réalité, les participants n’y vont pas pour dire si OUI ou NON l’élection présidentielle se tiendra. Mais, plutôt voir si les conditions présentées par l’administration électorale peuvent permettre la tenue d’un scrutin serein et démocratique. Même là aussi, la concertation n’a aucun pouvoir d’interrompre le processus électoral déjà en cours.

Il s’agira beaucoup plus de faire prévaloir le discours de paix, inviter les acteurs politiques à ne pas utiliser la violence pour revendiquer une quelconque victoire. Les voies de recours sont prévues par les textes en vigueur dans le pays. Une fois que ce discours est dit, rappelé et répété, il ne reste plus qu’à se partager les gros perdiems mis en jeu à cet effet.

A l’orée de chaque élection, le gouvernement organise une concertation pour faire en sorte que le vote se passe dans la paix. Beaucoup de recommandations faites lors des dernières concertations dans le but d’améliorer la gouvernance électorale ne sont pas encore mises en application. Si le bulletin unique a pu passer, la biométrie reste le principal point de discorde entre acteurs politiques de la majorité, soutenant les caprices du gouvernement, et ceux de l’opposition.

Sur ce point précis, le gouvernement brille par la mauvaise foi. Des sommes colossales ont déjà été décaissées pour permettre la mise en place de la biométrie (formation du personnel et acquisition de l’équipement technique), mais rien n’est fait.

De même, l’ordre du nord de la concertation n’est connu que séance tenante. Placée sous la direction du ministre en charge des élections, cette concertation est aussi le lieu pour les politiques de régler leurs petits soucis. 

Au contraire, cette foire politique s’apparente bien à la mangeoire. Les petits partis politiques, tant de la majorité que de l’opposition, s’activent simplement dans le but de se partager les gros perdiems. Les questions de fond sur l’organisation des élections est le cadet de leurs soucis.

Lors de la dernière concertation politique organisée en février 2022 à Owando dans la Cuvette, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso s’y était rendu pour inviter les participants à faire des contributions constructives pour faire avancer la gouvernance électorale dans le pays.

En 2020, la concertation de Madingou avait connu la participation d’influents membres de l’opposition. Mais toutes leurs contributions réunies n’ont pas pu peser pour améliorer la gouvernance électorale. Presque seuls à l’avant-garde, car les petits partis conduits par de jeunes leaders ne se prononcent avec agressivité que quand il s’agit de discuter de perdiems. nombreux font même monter des enchères.  

D’ici là, les listes des participants vont commencer à circuler. Aucun critère généralement n’est mis en application pour « recruter » les participants. Il n’a pas rare, comme à Sibiti en juillet 2015, que certains invités soient « coptés » à la dernière minute, pendant même que les travaux sont lancés. C’est vraiment un business.

Si la participation de Pascal Tsaty Mabiala est acquise, au regard de ses obligations de chef de l’opposition congolaise, il va falloir batailler pour aller chercher Clément Mierassa, Mathias Dzon ou Jean-Félix Demba Ntello, à la tête de différentes plateformes politiques, qui souvent ne participent pas à ces rencontres. 

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Arsene SEVERIN

1. Ouverture le 5 février à Bambou, au nord de Brazzaville, de la première grande Foire agricole et commerciale. Bilan des 5 ans des ZAP. 2-Le candidat Anguios Nganguia Engambe, après avoir payé sa caution électorale de 25 millions, a passé le 30 janvier ses examens médicaux devant les trois médecins assermentés.3-Le gouvernement annonce la tenue d'une concertation politique début février à Djambala, au sujet de l'élection présidentielle 4- Le PSG, le Real Mardid, Inter Milan et bien d'autres clubs joueront le 17 février les matchs de barrages pour espérer être qualifiés aux huitièmes de finale de la ligue des champions. 

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