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LE 12e FESPAM EN REGIME DE PRIVATION

LE 12e FESPAM EN REGIME DE PRIVATION

La 12e édition du Festival panafricain de musique (FESPAM), lancée le 19 juillet à Brazzaville par le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, va se dérouler sur trois sites seulement. Un régime de privation dû, explique-t-on, à la crise financière qui sévit au Congo. Il vaut mieux un régime de privation que pas de FESPAM du tout !

Le FESPAM, autrefois fleuron culturel du continent, évolue aujourd’hui en régime de privation, réduit à l’essentiel, loin de ses ambitions panafricaines initiales.

En 2005, par exemple, le FESPAM a atteint son plus important budget, près de 6 milliards XFA, alors qu’on était à plus de 3 milliards XFA en 2003, à la quatrième édition. Lorsqu’on arrive à la 11e édition, le FESPAM ne pèse plus que 2 milliards, très en dessous des budgets antérieurs qui ont connu des pics intéressants. Le budget de 2025 n’a pas été révélé et nos investigations n’ont pas abouti.

A cette 12e édition, l’ensemble des activités se déroulent au Palais des congrès de Brazzaville, et sur deux scènes périphériques, Kintélé, et Mayanga, excentrés de la capitale. Très chiche, à comparer aux éditions précédentes où les artistes se sont produits dans tous les arrondissements de Brazzaville, au stade Félix Eboué et au stade Alphonse Massamba-Débat.

Il faut souligner qu’à l’époque de vaches grasses, les podiums de musique étaient loués, à chaque édition, partir des autres pays comme l’Afrique du Sud. Le FESPAM n’a pu avoir son propre podium.

Le palais des congrès abritait également des activités connexes, telles que le symposium dont la réflexion de cette édition se portera sur 300 instruments africains de musique. Le marché MUSAF ne se tiendra pas, il n’y aura pas de stands d’articles culturels, malgré la présence de quelques instruments de musique ou la volonté de quelques artistes congolais qui voudraient bien vendre.  

C’est le format réduit, expliquent les organisateurs. Pas d’argent, et à l’impossible, nul n’est tenu. Il faut d’ailleurs féliciter le Premier ministre Anatole Collinet Makosso qui s’est battu pour trouver le peu d’argent pour tenir l’événement. Mais, jusqu’où ?

Dans l’ensemble, on pourrait noter la présence d’une centaine d’artistes, de chercheurs et d’experts venus d’au moins 9 pays africains.

Au cours d’une conférence de presse, animée récemment à Brazzaville, le commissaire général du FESPAM, Gervais Hugues Ondaye avait annoncé de nombreuses coupes sur les listes d’artistes tant nationaux qu’internationaux invités, ainsi que leurs cachets.

Sur les 1.500 demandes d’artistes congolais reçues, seulement 500 ont été retenues. De même, sur 300 demandes d’artistes internationaux, une centaine pourrait se produire à Brazzaville. Au moins 5 artistes internationaux se prendront eux-mêmes en charge. On ignore encore si les grandes stars de la scène africaine, notamment de la rumba congolaise, seront de la partie.

Un régime de privation qui n’a pas permis de lancer le FESPAM au niveau international. Cette fois-ci, l’activité prévue à Paris en France n’a pas eu lieu. Les organisateurs se contenteront du lancement effectué à Impfondo, dans la Likouala, là aussi dans des conditions austères et précaires.

Pour les artistes, c’est une bonne vitrine pour s’exprimer devant d’invités de marque, d’éventuels sponsors ou mécènes. Ils vont devoir se contenter de la portion congrue qui leur est servie.

Cette 12e édition du FESPAM se tient sous le thème : ‘’Musique et enjeux économiques à l’ère du numérique’’.

 

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Arsene SEVERIN

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