MATHIAS DZON CRIE DEPUIS 15 ANS SANS SUITE
Personne ne l’écoute malgré sa radicalité !
Le président de l’alliance pour la République et la démocratie (ARD), Mathias Dzon a pris depuis plus de 15 ans, une position ferme contre le régime de Brazzaville, mais personne ne l’écoute.
L’homme qui dit toujours NON, est encore revenu ce 28 octobre pour dénoncer la situation critique que traverse le pays et proposer une transition politique consensuelle, non conflictuelle. Des idées plusieurs fois vendues à Denis Sassou NGuesso, mais qui n’ont jamais été prises en compte.
Mathias Dzon a-t-il toujours des recettes à proposer, ou doit-il désormais se taire ? Non! Évidement, on enterre pas un homme politique tant qu’il vit encore.
Seul ou ensemble avec d’autres opposants Frocad et Idc, à l’époque), il a proposé, pendant le dialogue alternatif de Diata, lors de ses conférences de presse et de ses déclarations, les pistes de sortie de crise ou la voie d’une gestion consensuelle du pays.
Aujourdhui, après avoir brossé un tableau sombre et scrabreux du pays, Mathias Dzon, connu pourtant pour sa radicalité, appelle à une transition en douceur, dans un format associant les gouvernants actuels et les cadres de l’opposition.
Dans sa déclaration, le président de l’ARD critique un pouvoir « inaudible ». Cependant, lui-même, paraît être l’homme inaudible. Ses propositions ne sont pas prises en compte depuis qu’il crie.
Ancien ministre des Finances de Sassou NGuesso entre 1997 et 2002, Mathias Dzon n’a pu être réélu à Gamboma, son fief historique, qu’il a su conserver même à l’époque du président Pascal Lissouba.
Aujourd’hui tout lui a été refusé. Aucune tribune politique possible. Coriace, il continue à lancer des alertes, mais en réalité qui ne résonnent plus, pas plus fort qu’il y a 15 ans.
Courage !