SOUDAN-NONAULT APPELLE A LA SUSPENSION IMMEDIATE ET TOTALE DE HOLDING MAURICE NGUESSO
Dans sa correspondance du 16 mai 2026 au préfet Adam Dimbouilou dont CFD LIVE a pu accéder au contenu, la ministre de l’Environnement, du développement durable et du Bassin Congo, Arlette Soudan-Nonault parle de « péril » pour décrire le scandale écologique et environnemental qui se déroule dans la réserve biosphère de Dimoneka, dans le Kouilou, pourtant classé patrimoine mondial par l’UNESCO.
C’est pour la énième fois que la ministre de l’Environnement tire la sonnette d’alarme sur cette situation. Face à la tentation irréversible des orpailleurs, madame Soudan-Nonault se bat pour préserver cette biosphère dont l’enjeu n’est plus à démontrer. Après une première mission de terrain effectuée en avril 2023, la ministre a été ensuite membre d’une descente gouvernementale conduite par le Premier ministre dans la zone, pour mettre fin à toute activité à Dimoneka, notamment celle de la société City Sarl.
Face à l’obstination et aux appétits des entreprises à creuser et à détruire le sanctuaire, la ministre s’adresse à nouveau à un autre exploitant clairement identifié. Le préfet du département a été instruit pour faire observer « la suspension immédiate et totale » de tous les travaux entrepris par la société Holding Maurice Nguesso sur la réserve.
Elle invite dans cette correspondance le préfet du Kouilou, Adam Dimbouilou à faire procéder à une mise sous scellé de l’ensemble des équipements et engins afin de prévenir toute poursuite illicite des activités, usant ainsi de ses prérogatives de police administrative et de garant de l’ordre public dans le Kouilou.
Le Congo s’est engagé depuis des années dans la lutte contre les changements climatiques en portant la voix du continent auprès des pays développés qui détruisent l’environnement. Le président Denis Sassou-N’Guesso a été désigné président de la Commission climat du Bassin du Congo qui vient de bénéficier de gros financements à l’issue des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) pour mettre en œuvre des projets de développement au lieu de détruire l’environnement.
Au regard de la dynamique qui se développe dans le pays et le respect que le Congo bénéficie de l’extérieur, les autorités n’acceptent plus que les opérateurs économiques détruisent les éco-systèmes forestiers pour rechercher des minerais.
Madame Soudan-Nonault bénéficie de l’entière confiance du chef de l’Etat dans la mise en oeuvre de sa mission sur la protection de l’environnement et le déroulement de la politique du Congo sur le changement climatique à l’échelle mondiale. Il y a quelques années, elle portait le statut du représentant personnel du président de la République sur les questions de l’environnement, et pour des négociations partout dans le monde. A ce titre, elle a fait le tour du monde et rencontré de nombreux dirigeants et les responsables des Nations-Unies.