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PASTEUR NTUMI, LA CANDIDATURE DE LA POLEMIQUE

PASTEUR NTUMI, LA CANDIDATURE DE LA POLEMIQUE

Le président du Conseil national des républicains (CNR), Frédéric Bintsamou dit Pasteur NTUMI, a entamé une vaste campagne d’adhésion des militants dans la perspective de l’élection présidentielle prévue pour mars 2026. Non pas que l’ex-chef des Ninjas reste incertain pour la tenue de cette élection, mais une polémique s’est envolée autour de cette candidature.

En juin dernier, le pasteur Ntumi (61 ans) surprend les cadres de son parti en annonçant sa participation à la prochaine élection présidentielle. Dans une vidéo tournée par ses services, le pasteur Ntumi explique, en langue locale Lari, à son cercle spirituel restreint que ‘’s’il y aura élection présidentielle, il participerait, il en serait candidat’’, soulignant qu’il avait fait venir expressément ces collaborateurs pour leur passer ce message.

Une vidéo devenue rivale, suscitant des commentaires tous azimuts, certains le désavouant, d’autres l’appréciant et l’encourageant. Une bonne partie de la diaspora congolaise en Europe s’en est saisie pour appeler à un scrutin libre et transparent.

Dans cette polémique ainsi créée, nombreux estiment que le Pasteur Ntumi est un pion du pouvoir de Brazzaville, une dangereuse marionnette prête à mettre feu aux poudres en cas de contestation des votes.

En fin juin dernier, le pasteur Ntumi s’est rendu dans la Bouenza, notamment à Bouansa, à Madingou et à Nkayi, pour lancer une campagne d’adhésion des militants à son parti, le CNR, très sous représenté dans le pays : pas de sièges au moins dans dix départements du pays, à peine quatre élus locaux, aucune activité politique d’envergure depuis les dernières élections législatives en 2022.

Lors de sa dernière sortie médiatique le 19 juillet à Kinkala dans le Pool, le pasteur Ntumi est revenu sur sa candidature, confirmant qu’il participera à l’élection présidentielle de 2026, et que personne ne pouvait l’en empêcher, car c’est un Congolais libre. ‘’Je ne suis pas un prisonnier’’, avait-il tempêté à Kinkala.

En effet, en avril 2016, juste à la sortie de l’élection présidentielle ayant conduit à la réélection du président Denis Sassou N’Guesso pour un troisième mandat, le pasteur Ntumi était visé par un mandat d’arrêt, décerné par la justice congolaise pour des accusations portant sur la détention illégale d’armes, vol, incendies volontaires, assassinat et atteinte à la sureté intérieure de l’Etat.

A l’époque, le procureur de la République André Ngakala Oko avait même lancé un avis de recherche contre Ntumi et ses ninjas. Des poursuites officiellement abandonnées en juillet 2018 par la cour d’appel de Brazzaville, à la suite d’un accord de paix intervenu sept mois auparavant.

Dans la perspective de la présidentielle de l’an prochain, le pasteur Ntumi travaille à la sortie de son parti de l’ombre. Le CNR a été signataire le 15 juillet dernier du manifeste de l’opposition dont Pascal Tsaty Mabiala est le chef de file.  En avril déjà, le CNR avait été signataire du Pacte républicain de l’opposition.

Ces deux actes montrent que Ntumi est inscrit dans le processus d’une alliance de l’opposition républicaine avec des partis comme l’UPADS, UDR-Mwida, l’UDH-Yuki, le CAR, le PRL, le CODEMA, le MUST, le MR, le MNLC, le CDR, le PC2R,…

Il n’est donc pas impossible que le pasteur Ntumi bénéficie de l’appui de toutes ces formations politiques si sa candidature était validée pour compétir en mars 2026.

Il s’essayerait alors de nouveau aux votes. En effet, après avoir perdu les élections législatives anticipées en juillet 2010 à Mindouli avec 30% des voix face à Adelaïde Mougany, le pasteur Ntumi revient en juillet 2012, cette fois-ci à Mayama où il n’a pas été élu.

En 2017, l’ex-chef des Ninjas ne se représenta, mais soutint ouvertement des candidats de son parti, et personne n’a été élu. Même résultat en 2022, après avoir semé la confusion, en appelant d’abord au boycott avant d’appuyer ses candidats.

Ainsi, jusqu’à ce jour, le révérend Ntumi n’a bénéficié que d’un mandat local, élu en septembre 2014 conseiller départemental du Pool, au titre de Mayama. Depuis son ouverture en politique après 10 ans de maquis, le pasteur Ntumi n’a jamais traversé le rond-point Moungali en direction de Ouesso pour tenir une activité politique d’envergure.

C’est alors un vrai défi qui se présente à lui. En 2024, lors d’un déplacement privé à Dolisie, le Pasteur Ntumi avait soulevé une vague d’inquiétude et de peur au sein de la population, car aucune information n’avait circulé sur ce voyage. La population avait alors cru à une invasion de la ville de Dolisie, au regard de l’image conflictuelle et violente collée à Ntumi. 

Il serait intéressant, s’il tenait à cette candidature, de le voir haranguer des foules dans les grandes villes comme Pointe-Noire, Kintélé, Djambla, Gamboma, Oyo, Owando, Ewo, Ouesso et Impfondo, pour convaincre les populations (potentiels électeurs) qui n’ont retenu, jusque-là, du pasteur Ntumi que le langage de la guerre et celui de la

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Arsene SEVERIN

1.La concertation politique s'ouvre le 16 février à Djambala dans les Plateaux. 2. Ils sont sept candidats à avoir déposé leurs instruments de candidature : Denis Sassou-N'Guesso, Dave Mafoula, Destin Gavet, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Vivien Romain Manangou, Mabio Zinga Mavoungou, Anguios Nganguia Engambe . 3. Inauguration du marché central Ndji-ndji de Pointe-Noire, 5000 places pour un coût de plus de 41 milliards XAF.

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