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LE MARCHÉ DE LA TSIEME, BON PRIX, MAIS INSALUBRE

LE MARCHÉ DE LA TSIEME, BON PRIX, MAIS INSALUBRE

Les vendeurs du marché de la Tsieme, très fréquenté, étalent, sans précautions d’hygiène, les denrées alimentaires à même sol, en cohabitation avec les immondices, la boue et la poussière.

Des commerçants proposent aux acheteurs poissons de mer, manioc, patates, tomates, oignons, légumes, fruits et divers produits de première nécessité.

Mais derrière cette ambiance se cache une grande insalubrité.

Certains aliments comme le poisson, les légumes ou les fruits sont étalés sur des bâches, cartons ou sacs, posés à même le sol. Ces étalages de fortune sont carrément installés près de caniveaux ou de la chaussée, et les passants soulèvent sans cesse de la poussière, par leurs chausseurs.

Les mouches, vecteurs de maladies, comme le choléra actuellement, se posent sur les aliments frais.

« Je viens ici chaque jour. Mais, voir les légumes posés au sol et les poissons envahis par les mouches, ça me fait peur. Pourtant, je suis obligée d’acheter. C’est ici que les prix sont abordables », confie Eude Babingui, une cliente.

Les vendeurs avouent que ce n’est pas normal de vendre dans ces conditions. « Oui ! Je sais que ce n’est pas hygiénique. Mais, nous n’avons pas de tables. Et si je n’occupe pas cet espace, un autre prendra ma place », indique une vendeuse de légumes.

La propreté du marché est du devoir de la maire de Ouenze, le cinquième arrondissement de Brazzaville. Mais, ses services ne jouent pas pleinement leur rôle.

Selon les témoignages des vendeur, les agents de la mairie circulent de table en table pour collecter différente taxe, fixée à 100 XFA.

Même ceux qui vendent par terre sont astreints à cette taxe. Le non-paiement de ces taxes, à hauteur de 100 francs, fait l’objet d’une saisie de marchandises.

« Nous payons 100 francs de ticket par jour et par étalage, mais l’environnement reste le même. Parfois, c’est nous-mêmes qui balayons », affirme une vendeuse.

L’insalubrité au marché de la Tsémé, comme dans de nombreux marchés de Brazzaville, n’est pas qu’un simple problème d’organisation. C’est un problème de santé publique. Et les autorités municipales doivent davantage être impliquées.

Latty BALIMBA, Stagiaire

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