Passer au contenu principal

CANAL FUSEAUX DIFFUSION

CLAIRE BODONYI : LA FRANCE SE RECENTRE SUR DES PARTENAIRES QUI VEULENT TRAVAILLER AVEC ELLE

CLAIRE BODONYI : LA FRANCE SE RECENTRE SUR DES PARTENAIRES QUI VEULENT TRAVAILLER AVEC ELLE

Quelques jours avant la fête de nationale française, le 14 juillet, l’ambassadrice de France au Congo, Claire Bodonyi a réaffirmé devant la presse, la nouvelle approche de Paris en matière de coopération avec le continent africain, notamment en Afrique noire.

Face aux multiples interrogations sur un éventuel recentrage de la politique française vers l’Afrique centrale après les revers enregistrés en Afrique de l’Ouest, la diplomate a été catégorique : la France entend travailler en, priorité avec les partenaires qui souhaitent construire une relation fondée sur la confiance et les intérêts mutuels.

« Il ne s’agit pas de se concentrer sur l’Afrique centrale, mais de travailler avec des partenaires qui veulent travailler avec nous », a-t-elle déclaré lors d’un échange avec la presse locale organisée à la résidence de l’ambassadrice, la Case De Gaulle, dans la capitale congolaise.

Une réponse qui traduit le dynamisme de la diplomatie française, désormais davantage axée sur le partenariat et la co-construction que sur les très coloniaux trafics d’influence.

Les propos de Claire Bodonyi prennent une résonance particulière dans un contexte de profondes mutations géopolitiques sur les différentes régions du continent. Au Sahel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, réunis au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ont progressivement mis fin, de façon unilatérale, à plusieurs accords de coopération avec la France.

Le retrait des troupes françaises, la dénonciation des accords militaires et le recherche de nouveaux partenaires stratégiques ont marqué un tournant dans les relations entre Paris et ces trois pays. Cette nouvelle devrait normalement pousser la France à repenser sa présence en Afrique.

Soixante-six ans après l’indépendance, la République du Congo continue de tisser de bonnes relations avec l’ancienne puissance coloniale. Il y a eu de nombreuses transformations dans l’histoire entre les deux pays. De l’assistance technique dans les années post-indépendance à la coopération au développement puis au partenariat stratégique, les mécanismes de collaboration ont largement évolué.

Selon l’ambassadrice de France, les vingt dernières années ont consacré une nouvelle philosophie de coopération. Aujourd’hui, chaque projet doit répondre à un intérêt partagé et produire des bénéfices réciproques. « Les pays s’assurent désormais de ce qui est bon pour l’autre avant de s’engager. On ne force plus, ou faire des choix qu’on estime faire du bien aux Congolais », a-t-elle expliqué, résumant ainsi l’esprit du partenariat actuel.

Pour illustrer cette dynamique, Claire Bodonyia cité l’exemple de l’Ecole de génie des travaux (EGT) de Makabandilou, construite en 2009 et devenue depuis 2015 une référence régionale en matière de formation technique et militaire. L’établissement accueille aujourd’hui des stagiaires issus de 14 pays dont la France, et a déjà formé plus de 3.000 cadres et techniciens.

La coopération franco-congolaise continue de s’appuyer par ailleurs sur des programmes structurants dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’environnement et des infrastructures. A travers l’Agence française de développement (AFD), plusieurs projets sont mis en œuvre au Congo afin d’accompagner les politiques publiques et de soutenir le développement économique et social du pays.

A l’heure où la présence française connaît une recomposition dans plusieurs régions du continent, le message porté par Claire Bodonyi depuis Brazzaville est sans ambiguïté. La France n’abandonne pas l’Afrique. Elle entend toutefois construire ses relations sur une base nouvelle, privilégiant les partenaires engagés, les projets concrets et une coopération de type « gagnant-gagnant ».

Une manière pour Paris de tourner la page des schémas hérités du passé et d’adapter son action aux nouvelles réalités africaines.

Partagez cet article sur :

Arsene SEVERIN

1-Réuni à Oyo dans la Cuvette, le Conseil des ministres approuve le projet de la compagnie pétrolière française Perenco devant lui permettre d'exploiter 100.000 barils/j. 2-La SNPC pourra coopérer avec Dangote Industries Limited pour le raffinage et l'approvisionnement en produits pétroliers 3- Suite à l'augmentation du prix du baril du pétrole, le budget du Congo passe de 2.550 milliards à 2.778 milliards de CFA en 2026. 4- Le bilan de Access Bank Cameroun franchit désormais le cap de 428 milliards de FCFA à fin mai 2026

Il est strictement interdit de copier le contenu de CFDLIVEMEDIA