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ÇA DÉGRINGOLE SÉRIEUSEMENT À L’UNIVERSITÉ MARIEN NGOUABI

ÇA DÉGRINGOLE SÉRIEUSEMENT À L’UNIVERSITÉ MARIEN NGOUABI

Les enseignants de l’université Marien Ngouabi ont à nouveau mis en garde les autorités pour une énième grève si leur situation n’était pas prise en compte.

Chaque année, les quelque 2.000 enseignants, dont plus de 1.200 vacataires, suspendent, deux à trois fois l’année, les cours à Marien Ngouabi, pour réclamer principalement le paiement des salaires. Le dernier salaire a été versé il y a deux mois. Mais, les enseignants traînent de nombreux mois de salaires impayés. Quant aux vacataires, nombreux ont perdu espoir, au regard des prestations jamais réglées.

Sur le terrain, les conséquences sont énormes. Les étudiants portent la croix. Malgré que les cours découpés en cinq semaines, ils n’arrivent pas au bout. Les enseignants, occupés à leur survie, ne sont souvent pas disponibles. Les emplois du temps peuvent ainsi être rallongés jusqu’à trois fois. Les étudiants et les enseignants se battent en toute complicité à négocier des plages horaires disponibles.

Plus de 37. 000 étudiants arpentent les couloirs de Marien Ngouabi, parfois juste pour scroller leur téléphone. L’activité universitaire a baissé. La recherche n’existe plus. Les soutenances des mémoires de Master ou de thèse de doctorat sont comptées de bout de doigt.

Ce qui est étonnant, c’est qu’en dehors du Premier ministre qui est universitaire, d’autres membres du gouvernement (Jean Luc Mouthou, Ghislain Thierry Maguessa Ebome, Marie Cecile Irène Mboukou Kimbatsa Goma, Rigobert Maboundou, Jean Rosaire Ibara, …) font partie du corps enseignant universitaire.

Malgré l’état de déconfiture très avancée des facultes et des instituts de Marien Ngouabi, aucune décision salvatrice ne sort du Conseil des ministres. En plus, le ministre de l’enseignement supérieur est aussi enseignante à la faculté de Droit.

Par ailleurs, des engagements pris par le gouvernement ne sont pas tenus. Par exemple, l’encadrement d’un étudiant pour la mémoire de Master revient par mois à 13.000 XFA par enseignant. Une prime, pourtant dérisoire, mais qui n’est jamais versée depuis plus d’une décennie.

Ces dernières années, les négociations avec le gouvernement se tiennent dans un climat délétère, les syndicalistes ayant perdu foi en leur interlocuteur, le gouvernement. Ils négocient souvent avec le couteau sous la gorge.

Depuis leur mise en garde au gouvernement, aucune réponse claire ne leur a été faite. L’intersyndical de l’université Marien Ngouabi dit ne pas perdre de temps pour lancer l’avis de grève.

Entre temps, les examens se déroulent à Bayardelle. Une autre vague de sessions pourrait démarrer mi-juillet, si bien sûr, la grève générale n’est pas déclenchée.

Une confusion qui enlève tout doute sur la volonté des autorités à vouloir tuer le système éducatif.

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Arsene SEVERIN

1. Ouverture le 5 février à Bambou, au nord de Brazzaville, de la première grande Foire agricole et commerciale. Bilan des 5 ans des ZAP. 2-Le candidat Anguios Nganguia Engambe, après avoir payé sa caution électorale de 25 millions, a passé le 30 janvier ses examens médicaux devant les trois médecins assermentés.3-Le gouvernement annonce la tenue d'une concertation politique début février à Djambala, au sujet de l'élection présidentielle 4- Le PSG, le Real Mardid, Inter Milan et bien d'autres clubs joueront le 17 février les matchs de barrages pour espérer être qualifiés aux huitièmes de finale de la ligue des champions. 

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