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HOMMES ET FEMMES DANS LA VENTE A LA CRIEE DANS LES RUES DE BRAZZAVILLE

HOMMES ET FEMMES DANS LA VENTE A LA CRIEE DANS LES RUES DE BRAZZAVILLE

La vente à la sauvette connaît un nouveau développement dans les rues de Brazzaville, à tel point qu’elle intéresse les hommes et les femmes qui s’y adonnent chaque jour, proposant toutes sortes de produits. 

Ils sont partout à Brazzaville. Dans les quartiers, au détour des carrefours, dans les embouteillages ou encore sur les grands artères. À partir de 06h voir 07h on peut déjà entendre raisonner leurs cris. Pains chauds ! Légumes !  Avocats ! etc.

Pour beaucoup, cette activité est un vrai gagne-pain. « Grâce à ce commerce, je paie mon loyer et j’envoie même de l’argent à ma famille, confie Ivanova, vendeuse de légumes, rencontrée dans la rue Loudima, à Moungali.

« Je m’approvisionne au marché Total, très tôt le matin, et je revends à petit prix. Je marche de Total à Moungali. C’est ce qui me fait vivre aujourd’hui », témoigne, de son côté So.  

 Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’activité des vendeurs à la sauvette n’est pas une perte de temps. Les gains journaliers varient entre 1500 et 2000 XFA, selon les marchandises.  Par exemple, ceux qui proposent des radios, écouteurs ou clés USB, espèrent entre 5 000 et 8 000 XFA de gain journalier.

Toutefois, cette pratique reste fragile. Elle est pratiquée à la sauvette et à l’affût des policiers qui, sans hésiter, mettent la main sur ces petits commerçants, pris comme auteurs d’infractions diverses et ne payant pas des taxes. Ce qui ne décourage pas ces vendeurs. Ils continuent d’occuper les rues car, selon eux, la proximité avec la clientèle est plus rentable que de louer un étal au marché.

Les clients, de leur côté, estiment que les produits sont authentiques et que le commerce n’a rien d’une arnaque.

Entre débrouillardise et survie, la vente à la sauvette s’est imposée dans le quotidien des Brazzavillois. Une application de l’article 15, venu dans les années 1990 de la ville voisine de Kinshasa, en RDC.

Latty BALYMBA, journaliste stagiaire

 

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