LE QUARTIER DIATA DANS LE NOIR DEPUIS DES JOURS !
Diata, comme plusieurs autres quartiers de Brazzaville, la capitale congolaise, est plongé dans l’obscurité depuis quelques jours, sans que réellement une information sure et nette ne soit apportée aux consommateurs de la société Energie électrique du Congo (E2C).
Depuis la semaine dernière, les habitants de Diata sont plongés dans le noir. Le bloc de l’université (ENSP, ENS et certains compartiments du campus), les secteurs bar Mweti, Diata Mokoko, Océan du nord, OROSTOM,…tout est dans le noir. A longueur de journée, comme dans la nuit profonde, le concert de générateurs n’arrête pas.
Les étudiants, comme au quartier latin, qui profitent de lire sous les lampadaires aux abords de l’OROSTM ou du stade Alphonse Massamba-Débat, sont aujourd’hui sans activité.
Les petits commerces de boissons fraiches, les vulcanisations ou les restaurants sont sérieusement impactés. Dans les ménages, les conséquences sont les mêmes partout : congélateurs et frigos vidés de leurs contenus, aux dépens de la gouvernante de la maison qui doit désormais faire les courses tous les jours.
L’électricité, un service qui n’est pas accessible à tous. Les délestages, les black-out ou les destructions de transformateurs, sont le lot quotidien des Brazzavillois. Aucun signe de modernité. Aucune espérance au développement.
Un contraste avec les statistiques officielles qui fixent à 56% le taux d’accès à l’électricité à Brazzaville et à Pointe-Noire, en 2023.
Les autorités expliquent que le problème se pose au niveau du réseau de transport du courant, très vétuste aujourd’hui. En 2024, la Banque mondiale a approuvé un financement de près de 60 milliards XFA pour entre autres améliorer la desserte en électricité à Brazzaville et à Pointe-Noire, les deux principales villes.