LE CAD VIVEMENT PREOCCUPE PAR L’EXPLORATION PRETROLIERE A CONKOUATI
Le directeur exécutif du Centre d’actions pour le développement (CAD), Trésor Nzila a appelé le 4 septembre à Brazzaville, le gouvernement à annuler les deux permis de recherche de pétrole octroyés dans le parc national de Conkouati-Douli, où deux sociétés chinoises s’activent à fouiller du pétrole.
« Le parc national de Conkouati est un sanctuaire de la vie, pas une ressource à détruire. L’octroi de blocs pétroliers dans ce parc national est une décision politique extrêmement grave », a alerté le directeur exécutif du CAD, lors d’un échange avec la presse.
Le gouvernement a délivré deux permis d’exploration du pétrole dans le parc Conkoutati-Douli. Le premier, datant de février 2024, concernant le bloc Niambi, a été attribué à la société China oil natural gas oberseas Holding United. Un second a été attribué en avril 2025 dans le bloc Conkouati, à une autre société chinoise.
Et pourtant, a souligné M. Nzila, la loi créant le parc Conkouati-Douli en 1999 interdit toute exploitation minière ou forestière dans cette zone. Même les populations vivant dans le parc et son voisinage, ne sont autorisées à

mener que des activités de survie.
Les autorités n’ont pas seulement agi au mépris de la loi, mais aussi des procédures. Selon certaines sources, les projets de décrets attribuant ces permis d’exploration n’ont pas été examinés dans les ministères concernés, et même à la Primature.
Selon le rapport produit conjointement par le CAD et Earh Insight, les risques de dégâts environnementaux sont énormes si on venait à exploiter le pétrole dans ce parc où vivent plus de 7.000 personnes. Elles cohabitent sans problème avec des centaines d’espères de mammifères, conservant ainsi parfaitement la biodiversité.
Le CAD se dit vivement préoccupé par l’attitude des autorités qui délivrent ces permis de recherche. « Si les résultats de recherche sont fructueux, ils vont passer à l’étape de l’exploitation. Là, le parc va disparaître », a prévenu M. Nzila.
Malgré l’opposition des 13 organisations locales de la société civile au développement de ce projet, le gouvernement s’obstine à voir sortir du pétrole dans cette zone.
C’est un message contradictoire que le Congo envoie ainsi à la communauté internationale. Le pays veut en effet sauver toute la planète des dégâts écologiques, mais peine à protéger les parcs nationaux et autres sanctuaires. Les ONG alertent régulièrement sur la destruction de l’environnement par les compagnies qui recherchent et exploitent les matières prières dans ces zones.