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CONSTANT MUTAMBA PREND 3 ANS DES TRAVAUX FORCES POUR DETOURNEMENT

CONSTANT MUTAMBA PREND 3 ANS DES TRAVAUX FORCES POUR DETOURNEMENT

L’ancien ministre de la Justice de la République démocratie du Congo (RDC), Constant Mutamba Tungunga a été condamné le 2 septembre à Kinshasa pour détournement de fonds publics. Le verdict a entrainé quelques scènes de pillage dans la capitale de la RDC.

Jugé pour une affaire de détournement de 39 millions de dollars destinés pour la construction d’une prison à Kisangani, dans la Tshiopo, l’ancien ministre Mutamba a été reconnu coupable et a écopé de 3 ans des travaux forcés. La cour de cassation a établi que M. Mutamba avait détourné 19 millions de dollars. Une somme qu’il est sommé de remboursement au moment où il purgera sa peine.

Il a aussi écopé des peines supplémentaires telle que l’inéligibilité dans les cinq prochaines années suivant sa libération. En outre, il est interdit d’accès à tout poste de responsabilité durant cette période. A 36 ans, Constant Mutamba a encore l’avenir politique devant lui, certes, mais son activisme politique risque d’être mis à rude épreuve.

Jugeant en premier et dernier ressort, la cour de cassation ne donne aucune voie de recourt à Constant Mutamba. D’ailleurs, un mandat de dépôt lui est décerné, il restera en résidence surveillée, à son domicile, au quartier des Anciens combattants dans la commune de Ngaliema.

Avocat de carrière, Constant Mutamba a toujours clamé son innocence, invitant la cour de cassation à investiguer que l’argent n’a jamais été touché, pas un seul dollar. Il dénonçait plutôt un complot politique, affirmant qu’il aurait été « sacrifié » sur l’autel de la politique. Mais, pour la cour de cassation, le fait pour M. Mutamba d’avoir déplacer une partie de cet argent est bien constitutif de l’infraction de détournement des fonds publics, sévèrement punie par la loi en RDC.

Quelques jours avant, le procureur de la République avait requis 10 ans des travaux forcés contre l’ancien ministre. Le juge lui a donc répondu d’une main lasse, certainement redoutant la réaction des jeunes qui réclament la libération pure et simple de l’ancien membre du gouvernement. Venu pour redresser un système judiciaire malade, Constant Mutamba a été finalement pris dans un piège, tendu par le corps judiciaire, gravement bousculé par les actes du jeune ministre de la Justice.

Après l’annonce de ce verdict, quelques jeunes, en guise de protestation, ont pillé les commerces tenus par les Chinois, les Indiens et Libanais. Des Kinois craignent des incendies plus importants.  

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Arsene SEVERIN

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